Écrans : la fabrique du néo-crétin

Écrans : la fabrique du néo-crétin

Cela fait des années, voire des décennies, que les avertissements pleuvent. Mais rien n’y fait ! Études scientifiques, analyses comportementales, expériences méthodiques… mais aussi simple constat de l’état social. Tout converge pour montrer la nocivité des écrans, spécialement chez les jeunes sujets. Pourtant, les écrans se multiplient toujours, car ils permettent à de nombreuses personnes de générer des gains colossaux.

« [U]ne décérébration à grande échelle »

L’expression, très forte, est de Michel Desmurget, neuroscientifique interrogé par le journal Le Monde. Le scientifique, incisif et ne mâchant pas ses mots, n’y va pas par quatre chemins. Il évoque de la maltraitance de la part des parents qui laissent leurs enfants (y compris adolescents) exposés aux écrans. Il est l’auteur de La Fabrique du crétin digital.

Chez les jeunes sujets (mais pas que… !), les écrans induisent des troubles de l’attention, des problèmes de sommeil et – entre autres – des difficultés langagières. Nombre de neuroscientifiques y voient donc, naturellement, un péril majeur pour la santé publique. La cause de tout cela, de cette « épidémie » nouvelle, demeure sans doute, en ultime analyse, la perte du bon sens, associée à la disparition progressive des traditions qui auraient pu endiguer la pandémie.

Des crétins d’un côté, des riches de l’autre

Les génies de Microsoft, Amazon, Google, Apple, etc., font en sorte que leur progéniture soit protégée des écrans. Mais ils sont par ailleurs fort satisfaits d’être rondement payés parce que d’autres individus ne prennent pas les mêmes précautions…

L’exposition – ou, plutôt, la surexposition – aux écrans incarne un marché juteux, qu’il s’agisse de publics faits de majeurs ou de mineurs. Publicité déguisée ou non, manipulation de l’opinion, inculcation d’aspirations artificielles, entretien de la société de consommation… Beaucoup y ont à gagner ! Cependant, ce sont spécialement les cerveaux en construction qui restent les plus fragiles face à cette déferlante électronique.

Pour rappel, une étude Esteban de 2015 établissait un temps moyen de quatre heures et onze minutes par jour d’exposition aux écrans en France pour les jeunes de 6 à 17 ans. Moins d’un dixième des enfants français seraient (un tant soit peu) préservés de ce fléau par leurs parents. Faisons donc partie de ces « quelques-uns », et donnons de bons livres à nos petits anges blonds !

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